6 déc. 2017

Mémoires d'un Yakuza - Saga Junichi



Auteur : Saga Junichi
Genre : Biographie / roman
Paru en : 1992
Prix : 9,50€  
Éditeur : Picquier poche
Pages : 363


quatrième de couverture
"L'histoire véridique d'Ijichi Eiji ou la vie d'un gangster japonais, d'un yakuza, telle qu'il la confia à son médecin avant de mourir, à la fin des années 1970. Chef de gang spécialisé dans les "affaires de jeu" à Tokyo, il raconte avec sincérité son apprentissage, son ascension sociale, ses amours, les tripots de jeu, les assassinats, ou bien comment il se coupa un doigt en signe de repentir."

Un jour d'hiver le docteur Saga Junichi ausculte un vieil homme qui ne le laisse pas indifférent. Son visage est singulier et ses tatouages ne laissent aucun doute, le médecin a devant lui un véritable gangster japonais; un yakuza. Une complicité s'installe naturellement entre le médecin et son patient qu'il commence alors, à rendre visite régulièrement, magnétophone en main afin de conserver son  témoignage.


Eiji a alors 15 ans quand il commence à relater son histoire au médecin et nous voilà plonger dans le Tokyo des années 1910. Le début du roman est un peu long mais cela vaut le coup de s'attarder sur les prémices du jeune homme qui sont une précieuse source d'informations sur le train de vie des japonais. Il côtoie d'abord les bateaux de transports et la vie des dockers dans le quartier de Fukagawa où il est employé dans l'usine de charbon de son cousin en tant que comptable. C'est en contact avec ce milieu qu'il mit un pied dans le bain et l'engrenage se fit de lui-même. Dès les premiers chapitres Eiji vous parle de la misère et de la crasse sans détour, certains scènes sont dures et m'ont plongé dans une immense gratitude pour la vie que je mène. 


Très tôt il connait ses premiers émois mais aussi la syphilis (MST) qui faillit l'emporter à moins d'une vingtaine d'années. Puis il y eu le grand tremblement de terre de 1923 (magnitude de 7,29 sur l'échelle de Richter) qui détruit et mis en feu Tokyo. 200 000 morts, 2 millions de sans abris. C'est après ce tragique épisode qu'Eiji va faire la  rencontre de sa vie, celle qui le mena à ce destin si particulier. Et cela me troubla de savoir comment il fût repéré.. Il avait tout simplement la tête de l'emploi, ce qui frappa un chef de gang. Étonnant non? Et aussi simplement il rentra dans le métier.


C'est là que tous mes fantasmes et préjugés sur les yakuzas furent balayés. Déjà les vrais yakuzas sont ceux qui traitent des "affaires de jeu"; ceux qui se proclament yakuzas et qui se spécialisent dans la drogue, le marché noir, l'immobilier ou quelque autre affaire ne sont que des imposteurs, "des personnes qui n'arrivent pas à gagner leur croûte comme il faut." Puis il y a toutes ces règles (très peu développées à mon sens d'ailleurs) et ce sens des obligations qui me fit une forte impression. La valeur d'un yakuza ne se mesure pas à son âge ou à sa force mais à son sens du devoir, des responsabilités et surtout de la manière dont il traite les autres. La fierté n'est qu'une nécessité pour éviter le déshonneur du clan et le respect dont ils font preuve est une source d'inspiration. 


C'est pourquoi entrer en prison est un honneur pour eux, ils sauvent la face du gang, et s'ils tiennent bon gagnent une certaine notoriété ainsi que le respect des confrères. La prison Eiji la connu à 19 ans et peu de temps après il fût appelé à la guerre. Ensuite se suit tour à tour l'ascension, la prison; une nouvelle fois,  et les amours. Je ne vous en dévoilerais pas davantage car il me semble déjà avoir écrit suffisamment pour vous donner envie de vous plonger dans ce fabuleux témoignage. Rien de surfait ou de très ordonné, l'histoire découle comme Eiji la raconte à son médecin et c'est une partie du charme de cet ouvrage.


extraits

Il paye la note, et avant de s'en aller me dit: "n'importe quand. Tu n'as qu'à venir à l'adresse indiquée sur cette carte et je serais toujours prêt à t'écouter. Réfléchis à mon offre."
La carte de visite était tout ce qu'il y a de mieux avec une bordure dorée, et on pouvait y lire:
"Takamura Seizaburo
Spécialiste en toutes sortes d'ennuis"
Le maçon - page 81


Il y avait des règles précises pour pratiquement tout - de la façon dont on salue quelqu'un au-dessus ou au-dessous de soi, la façon de parler aux gens, la façon d'indiquer que vous les écoutez, tout. C'est un monde féodal, très différent de la vie ordinaire extérieure. Et ça va même jusqu'à influencer les relations que vous avez avec les femmes.
l'apprenti - page 114


Le plupart des gens s'imaginent que les yakuzas sont des brutes, mais pour arriver en haut, il faut bien plus que du muscle et de la force. Autrement n'importe quel idiot pourrait y parvenir.
L'apprenti - page 110


En tout cas, avec toutes ces coutumes et ces obligations à s'occuper des gens et à sauver les apparences, le patron d'un gang de yakuzas avait les pieds et poings liés, et quel que soit le montant des sommes qui entraient, il n'en avait jamais assez.
la paie - page 286



Et vous, comment imaginez-vous les yakuzas? Ce livre vous fait envie?

29 nov. 2017

Trafique-t-on la réalité?


Entre le choix des filtres, des moments pris, l'heure de publication et la gestion de son feed sur Instagram, peut-on encore parler d'authenticité sur ce réseau sans un sourire amer? Sans juger ou pointer du doigt certains comptes/méthodes cet article est une ouverture au débat; qu'est-ce qui selon vous, vous semble surfait, loin du quotidien et parfois trop enjolivé, trop travaillé?


Le choix des photos
Êtes-vous comme moi? A prendre une dizaine de photos sous un angle différent pour pouvoir avoir le plaisir par la suite de choisir la meilleure parmi toutes? Peut-on dire que je sois atteinte du syndrome du photographe amateur ou que je souhaite toujours montrer le meilleur de ce que je vis? D'ailleurs, là aussi le sujet est vaste, que poster? Ce que je vois, ce que je mange, mes voyages, mes lectures, mes proches? Pour ma part c'est un meltingpot de tout ça, car j'aime partager plusieurs choses et surtout m'éloigner le plus possible des cases. Mais quand je prépare mon petit déj' le fais-je vraiment pour moi? Parfois je découpe mes fruits plus soigneusement et les dispose de manière à ce que ce soit plus photogénique, si je puis dire.. Est-ce déjà un signe alarmant selon vous? Est-ce que je ne m'éloignerai pas déjà de mon quotidien? Pour moi non, tant que je ne m’impose pas une mise en scène et que ça reste ponctuel, j'endimanche gentiment mon plat et puis c'est tout. Ça m'a même apporté un petit plus à mon quotidien: je prends beaucoup plus de plaisir à confectionner mes repas et mes desserts mais aussi à les savourer. C'est bête mais quand c'est joli on apprécie plus, non?


Les filtres et modifications post-photo
Qui ne s'est jamais servi de filtres ou des outils de base fournis sur Instagram? Sûrement des novices ! Même mon frère qui est très à la cool s'est déjà amusé à me donner des conseils à ce sujet. Pour moi les filtres sont très utiles lorsqu'ils renforcent l'émotion de la photo. Ça fait un peu pouet-pouet dit comme ça mais je vais tenter d'être plus explicite. Par exemple: je prends une photo de mon chat devant la cheminée de mémé (je sais gros cliché^^). Je vais tenter de rendre l'atmosphère encore plus cocooning grâce aux filtres ou aux modifs': je floute un peu, augmente les tons chauds et hop ! C'est dans la boite ! Depuis peu je n'hésite pas non plus à utiliser Photoshop pour donner un effet de flou ou de netteté à certains endroits ou à jouer sur les ombres et lumières de manière plus poussée. Mais j'avoue le faire très peu, tout comme utiliser les filtres d'ailleurs. Ce que je préfère c'est jouer avec ce que propose déjà Instagram et parfois je ne corrige quasiment rien. Je cherche à densifier la profondeur de la photo, à la rendre authentique.. Ça peut paraitre paradoxal dit comme ça, mais c'est vraiment ma démarche. 


source: giphy

Le feed
Comment ne pas parler de filtres sans parler du feed, cette ligne éditoriale qui semble vraiment m'échapper quand tu t'attardes mon compte. Je n'ai jamais autant été partagée sur cet aspect d'Instagram. Il y a les pour, bien entendu; l'idée d'avoir un thème bien défini, une ambiance identitaire qui se dégage des photos et qui vous transportent tout de suite. Il n'y a qu'à voir le compte de la magicienne Natacha Birds ou encore celui de Camille Talks et ses photos toutes de rose vêtues. Leur compte raconte une histoire, c'est de la poésie pour les yeux. Mais moi j'y vois également de la contrainte, et à faire de son compte une galerie de nuances plus qu'une galerie de vie on peut vite perdre plaisir à poster. Car on attend alors le moment opportun pour pouvoir publier sa photo, celui qui collera à merveille avec celles précédemment partagées.. Pour moi un feed c'est sympa si on s'y retrouve, si on souhaite donner un aspect lyrique ou professionnel à celui-ci. D'ailleurs c'est très utile et cohérent quand on partage sa passion ! Mais pour le quotidien est-ce nécessaire? Cela ne dénature pas les posts selon vous?


L'heure de publication
Franchement sur ce point je suis des deux écoles; celle des je-m'en-foutiste-complet et celle qui aimerait toucher un maximum de personne (et qui publie donc le matin ou en début de soirée). Je poste également des photos prises il y a plusieurs semaines/jours car je ne veux pas publier tout et n'importe quoi à la va-vite. Histoire de profiter de l'instant mais aussi de choisir au mieux celle que je veux mettre en avant. Je pense qu'il n'y a d'ailleurs que des "latergram" sur mon compte, pour l'instantané Instastory s'en charge très bien ! Du coup le mensonge réside avant tout ici dans le partage du moment présent. Mais peut-on profiter du moment présent si l'on passe son temps à vouloir le capturer?


Le bilan
Instagram reste avant toute chose un lieu de partage ! Certains choisissent de ne pas se prendre le chou, d’autres d'en faire un véritable univers et quelques-uns d'être à la croisée de ces chemins. Trafiquons-nous la réalité pour autant? Oui et non, il y a les mises en scènes grossières et l'attention que l'on peut prendre à être homogène et cohérent, et ceux qui agrémentent leurs photos avec plus ou moins de recherche. Dans les deux cas c'est à vous de prendre du recul sur ce que vous voyez et ce que vous postez. Pourquoi vous le faites et de quelle manière? Qu'est-ce qui vous ressemble et qu'avez-vous envie de faire à travers ce réseau social?


Instagram, temple de la façade, tranches de vie ou environnement créatif?

22 nov. 2017

Chroniques de l'Université invisible - Maëlle Fierpied



Auteure : Maëlle Fierpied
Genre : Jeunesse / Fantastique
Paru en : Novembre 2010
Prix : 9€  
Éditeur : L'école des loisirs
Pages : 461


quatrième de couverture
"Imaginez.
La tête des gens est pour vous comme une chambre dans laquelle vous vous promenez naturellement, au milieu de pensées secrètes et d’ogres aux dents de cisaille. Vous vous appelez Mélusine. Vous écoutez dans les têtes.

La malchance vous poursuit depuis votre naissance.
Tout bascule sans cesse dans la poisse. D’ailleurs, vous venez d’être enlevée par un vampire. Votre prénom est Framboise. Vous savez déplacer les objets.

Vous n’avez pas de famille, plus de mémoire et pour terrain de jeu une gare où vous dérobez les portefeuilles. On vous appelle Décembre mais en fait votre vrai prénom est Tristan. Vous êtes télépathe.

Arrêtez d’imaginer. L’Université invisible vient de vous kidnapper. Cette organisation secrète s’intéresse à vos dons uniques, magiques, terribles. Pour les perfectionner, elle vous embarque sur une île mystérieuse. Désormais, votre présent et votre avenir sont ici. Car, bientôt, dans le monde d’En Bas, plus personne ne se souviendra de vous."

J'ai craqué sur la couverture, le titre mystérieux et la quatrième de couverture me promettant une épopée digne des X-men, qui ne l'aurait pas fait? Ce bijou de la littérature jeunesse est tout bonnement génial ! L'intrigue est intéressante, bien amenée et divisée en quatre livres. Cette découpe permet ainsi de mettre en lumière l'un des personnages principaux, un(e) jeune ado possédant un don surnaturel et amené(e) de force dans cette fameuse Université invisible.


En plein cœur d'une île introuvable l'Université donne réellement envie. Digne d'une des plus belles médersas (établissement d'enseignement musulmane) elle accueille de nombreux bâtiments dont une immense bibliothèque et une serre dépaysante. Le cadre est beau mais finalement on n'a pas le temps de s'y attarder et c'est bien dommage.. Les personnages sont eux, assez touchants et charismatiques. Ils réagissent comme n'importe quel ado le ferait ce qui en fait d'eux des personnages vraiment réalistes. J'ai vraiment adoré découvrir Tristan, Mélusine et Framboise. Il y a tout une histoire sur leur passé et l'apprentissage plus ou moins facile de leur pouvoir, ce qui m'a vraiment plu. Entre télépathie et télékinésie notre trio a donc de quoi vous transporter dans leur univers mais surtout dans une guerre vieille de plusieurs millénaires. Car ceux qui possèdent des dons paranormaux ne sont pas les seules êtres fantastiques présents dans ce roman..


On y découvre des vampires avec une mythologie revisitée de manière très intéressante.. et réaliste. Pour les technophiles vous aurez également votre lot de sucreries avec des objets high-tech en tout genre et une perspective du futur assez pragmatique. Nombreux des animaux ont disparus, la nourriture est fade et les livres ne sont que des objets obsolètes appartenant au passé. Science-fiction, fantastique, éthique et génétique: ce mélange m'a tout de suite transportée si bien que je l'ai lu très rapidement et avec beaucoup de plaisir. Malheureusement j'ai un regret concernant la fin bien trop brutale en comparaison du reste du livre. Du coup le charme s'est évaporé et me laisse une impression de précipitation.



extraits

La tête des gens c'est un peu comme une chambre. Il y en a des bien rangées, où chaque chose trouve sa place, d'autres confortables mais un peu en bazar. Certaines sont illuminées en permanence par un soleil éclatant, d'autres paraissent filandreuses comme une toile d'araignée. Quelques unes encore, les plus dangereuses, ne sont pas bien rangées du tout: les choses y flottent, comme si elles étaient immergées au fond d'un océan; les émotions croisent sans cohérence les souvenirs avant d'être brutalement emportées par le courant violent  qui y circule par à-coups. Les propriétaires de ces têtes-là sont vraiment effrayants.
livre un - page 20


Les livres, les vrais, de la maison sentaient toujours la poussière à force d’être figés sur leur étagère. Seule maman les feuilletait parfois avec amour, les reniflant comme s’ils étaient porteurs de fragrances inconnues. Sur mon écran, les livres n’avaient pas d’odeur, pas de texture, juste des mots.
livre un - page 62


Tu dois cesser d'abandonner des facettes de ta personnalité au risque de ne jamais être complet.
livre trois - page 185


- Pour qui tu te prends? Toi qui n'es même pas capable de sortir en plein jour sans te mettre à croustiller comme une biscotte. De quel droit tu me donnes des leçons? Espèce de vampire !
livre quatre - page 295



Et vous, une université aux airs de x-men ça vous tente?

16 nov. 2017

Adieu MAC


J'aurai pu appeler cet article, adieu L'Oréal ou encore adieu le maquillage conventionnel pour faire plus "large", mais j'aime tellement les titres putes à clique les rouges à lèvres de la marque que ce fût l'évidence pour habiller mes propos..


MAC, ou ce temple de la beauté qui me faisant tant rêve auparavant.. Ces nuances étalées à l'infini sur les comptoirs, ce packaging sobre, cette petite odeur de vanille et ce confort sur les lèvres ! Ah, oui ! Je les adore ces rouges à lèvres. Mais aujourd'hui il ne reste que 5 survivants dans mon tiroir alors qu'il y a un an j'en avais le triple. La faute à ma consommation et mes envies qui ont évolués, mûris. Outre le fait de m'écarter au maximum de la surconsommation à ce niveau-là je tente depuis un an à acheter en état de conscience.


La suite d'un cheminement
Petit à petit l'oiseau fait son nid comme dit le proverbe, et il est d'actualité dans ma démarche cosmétique. J'ai tout d'abord changer mes soins visages et corporels pour n'acheter que ceux certifiés par un label bio ou d'origine naturelle. Un an plus tard je prenais un tout autre virage dans mes colorations en adoptant le henné mais également en m'impliquant dans le choix de mes protections hygiéniques. Il était donc naturel d'étendre mon éthique jusqu'à ma trousse de maquillage. Mais je ne vous cache pas que ce fût le plus difficile. Trouver du maquillage bio avec un packaging cool, des textures agréables, un large choix de teintes et à prix abordable, c'est assez difficile. C'est pour ça que je reste encore avec du maquillage conventionnel pour les trois quarts de mes produits !
" - Mais Carmen, t'avais pas dit en début d'article que tu stoppais tout?!"




Les tests sur les animaux
Quand j'ai pris conscience que la quasi totalité de mes produits sont la suite de tests injustifiés sur les animaux et surtout dans quelles conditions (article à lire ici mais attention aux âmes sensibles !) j'ai évidemment voulu modifier mes habitudes en terme de cosmétique. Alors je ne prétends aucunement être une Brigitte Bardot et encore moins d'être parfaite mais j'essaie à mon échelle de limiter la casse car c'est un sujet qui me touche. Dernièrement vous avez donc vu passer mon avis sur mon vrai premier anti-cerne bio (article par-là) et bientôt je vous parlerai de mon dernier enlumineur de la marque Zoeva.. Ces marques je ne les choisi plus au hasard, je fais avec mes moyens, mes connaissances et ce que j'ai à disposition autour de moi. C'est toujours un plaisir pour moi de dénicher un produit de beauté mais ça l'est encore plus maintenant car quand je le fais c'est tout un symbole que je véhicule à travers cet achat. C'est pourquoi je n’achèterais plus chez MAC Cosmetics. Oui j'adore leurs produits mais est-ce suffisant pour passer au-dessus de mes convictions? Clairement, non. C'est donc avec une pointe de regret que je te quitte mais avec fierté que je te pointe du doigt, toi, grand géant de l'industrie cosmétique.


Adieu MAC !


article complet sur les tests animaux pour plus d'informations: https://www.oolution.com/bloog/blog/2016/04/20/cosmetiques-la-verite-sur-les-tests-animaux/

9 nov. 2017

Le magicien, tome 1 "L'apprenti" - Raymond E. Feist



Autrice : Raymond Elias Feist
Genre : Fantasy
Paru en : Avril 2015
Prix : 16,90€  
Éditeur : Bragelonne, édition STARS
Pages : 377


quatrième de couverture
"Pug, jeune orphelin devient lors de la cérémonie du Choix l'apprenti magicien de la cour de Crydee, appartenant au royaume du Krondor. Son apprentissage à peine entamé d'étranges conquérants envahissent les terres du Krondor. Pug va alors se voir propulser aux devants d'une guerre qui le dépasse, une guerre dont le sort de son royaume semble résider entre ses mains."

L'ouvrage est sublime et la réputation de l'auteur ainsi que l'univers de Mikdémia compte de nombreux adeptes. Sortir de la librairie avec ce livre en main ressemblait donc à une partie gagnée d'avance plutôt qu'à un coup de poker. Et pourtant il me semble être passée à côté de cette saga si grandiose..


L'intrigue est mise en place rapidement, les lieux sont décrits de manière naturelle et sans redondance, les personnages principaux sont attachants et leur évolution rapide puisque plusieurs années s'écoulent dans ce premier tome. C'est donc une belle mise en bouche pour l'univers de l'auteur, on ne traine pas des pieds à travers les pages car les péripéties se succèdent avec justesse. Et si le titre a pour nom Le magicien sachez que Pug partage la vedette avec son meilleur ami Tomas mais aussi son maître-magicien, les princes et princesses de Crydee, les nains, elfes et tsuranis.. Beaucoup de personnages plus ou moins attachants mais qui ont tous leur rôle à jouer. Et je m'avoue m'y être perdue à plusieurs reprises dans tous ces noms et titres de noblesse. C'est d'ailleurs un point qui me fait souvent décrocher en lecture.. J'aime bien approfondir sur quelques personnages plutôt que de survoler une flopée de portraits. Mais je dois avouer que ça colle totalement à la fantasy et qu'il vaut mieux aller dans le vif du sujet dans les sagas aussi longues (+10 tomes!!!) puisque avec les romans suivants nous apprenons à mieux connaitre les personnages. Le point d'ancrage est donc faiblard mais une fois lancé dans la saga on s'attache avec plus de passion aux protagonistes. Encore faut-il réussir à s'accrocher..


Et pour ma part j'ai eu du mal à tenir plus de 3 chapitres d'affilés. C'est beaucoup d'informations à assimiler, que ce soit au niveau des personnages, du royaume, des lieux (merci les cartes!), de la mythologie, des accords politiques ou encore de l'intrigue. Comme mon personnage principal je me suis surprise à me retrouver dans un récit de batailles et de surnaturel mettant de côté l'apprentissage de la magie promis en début de roman. Un brin déçue mais loin d'être décontenancée j'ai adoré l'idée de failles spatio-temporelles surtout que l'auteur sait dans quoi il vous embarque.. Mon avis reste donc en demi-teinte mais ne remet pas en cause le potentiel de la saga.


Alors si vous êtes franchement fans du genre foncez ! Cette histoire vaut vraiment le coup ! Je pense moi-même continuer avec le second tome car l'évolution de l'intrigue et le devenir des personnages me chatouille fortement, mais il est vrai que l'immersion n'a pas été totale avec moi. Je pense que la fantasy médiévale n'est pas un genre auquel je sois très sensible, malheureusement.


extraits

La seule chose  à laquelle il n'avait jamais pensé, le seul rêve qui n'avait jamais enflammé son esprit, c'était de devenir magicien.
chapitre 2 - page 42


Des taches rouges de sang avaient goutté sur la neige autour d'eux. La ruse avait fonctionné, car le duc était entré droit dans la clairière et le piège s'était renfermé sur lui.
chapitre 8 - page 160


À chaque bataille il avait retrouvé le même pouvoir et le même génie pour les armes. Mais cette joie s'était changée en besoin. De plus, lors des deux derniers combats, il avait commencé à avoir des visions..
chapitre 15 - page 292


Arutha s'appuya le dos au mur et songea en silence: ils vont revenir.
Ils revinrent la nuit.
chapitre 18 - page 358



l'avez déjà lu? La suite vous a-t-elle bluffée?

2 nov. 2017

Tu veux faire quoi plus tard?


On m'aurait posé cette question à mes dix ans j'aurai répondu archéologue, car j'adorais l’Égypte, sa culture et sa mythologie digne des supers-pouvoirs des Avengers. À mes treize ans je t'aurai affirmé que Valérie Damidot n'avait qu'à bien se tenir car j'allais être une décoratrice d'intérieur du tonnerre. Une fois au lycée je chopais la peinture acrylique de mon cours d'arts pour customiser mes vêtements et ceux de mes amis, je dessinais sur tous mes cahiers et voulais lancer ma marque de street wear.. Je me souviens même avoir envoyé des mails à Rocca Wear et d'avoir eu une réponse hyper motivante. J'avais aussi eu cette super expérience où parmi les 30 autres élèves de ma classe l’Éducation National de Musique de ma ville m'avait sélectionnée pour créer leur logo. Puis ce fût le design qui m'intéressait, concevoir des produits, des meubles, des bouteilles de parfums.. Designer produit me branchait énormément. Le lycée fini j'ai été refusée dans les écoles d'arts publiques, ma moyenne n'était clairement pas celle d'une élève studieuse et les places limitées. J'ai donc travaillé puis j'ai tenté la fac, par défaut, malheureusement. Je suis allée en Histoire de l'Art et Archéologie, puis en Géographie et Aménagement du territoire.. Ce fût une expérience très mitigée, j'avais l'impression de ne pas trouver ma place et m'occupais peu d'un nouveau futur projet professionnel. J'allais en cours pour aller en cours, pour ne pas lâcher prise. Tout en ayant un job étudiant..


Je le vois ce fil conducteur, et d'ailleurs les multiples tests d'orientation et psycho ne se trompent pas. J'ai cette part de créativité qui est en moi et que j'ai abandonné une fois le lycée fini.. À l'âge où les rêves s'entrechoquent à la réalité j'ai tenté de m'accrocher à la scolarité comme je pouvais. Les regrets sont là mais dans le fond je ne m'en veux plus comme ce le fût il y a quelques années. J'ai tout simplement fait avec les ressources, l'énergie et les dispositions que j'avais à l'époque. Point. Sauf qu'aujourd'hui les répercussions sont assez casse-couilles néfastes sur ma personne. Comme une carence que je n'arrive pas à combler et qui me grignote par petits bouts.


Pour moi il est important de vivre de sa passion ou du moins d'avoir un cadre de travail stimulant, enrichissant et épanouissant. On passe tellement de temps au boulot ! Alors si c'est pour y aller à reculons.. Non merci ! Et pourtant j'accumule les jobs alimentaires (job alimentaire, quel horrible mot..), essayant de trouver une voie où je pourrais trouver pleinement ma place. J'essaie de mettre en lumière chaque qualité et ressource de ma personne, puis, l'étudie et essaie d'y déceler mon futur métier. Je cherche, j'appelle, je mail, je passe des concours. Pas ou peu de réponses, Pôle emploi qui ne trouve pas l'intérêt de financer telle formation, trop âgée pour un contrat pro (c'est vrai que payer un smic c'est teeeeellement cher..), pas assez de revenus, pas le bon diplôme, cv trop disparate (j'y reviendrais un de ces jours).. Moi négative? Honnêtement je ne le pense pas. Ce sont les barrières de ma réalité actuelle.




Prendre des risques, oui, j'y pense, parfois. Mais vaguement. Car au fond je ne sais vraiment pas pourquoi je suis faite. Les années et les aléas de la vie m'ont rendue éparpillée. Ou peut-être l'étais-je déjà avant? Incapable de tenir en place, changeant de loisirs et de passions comme c'est pas permis. Même aujourd'hui mon dieu qu'est-ce que je peux m'égarer ! Mes goûts et mes envies ont évolués, perdus et gagnés en intensité. Tout m'interpelle, tout m'intéresse, j'ai mes petits rituels du quotidien bien huilés mais mon âme a besoin de renouveau et l'idée de penser à du concret dans un projet pro me terrifie tout autant qu'il m'inspire. Je sais qu'aujourd'hui on ne reste que rarement dans un poste toute sa vie, mais j'ai cette impression de ne pas devoir me rater si je me tente dans quelque chose. Du genre: "Tu t'es décidée pour ça, ne pense pas à autre chose après !". Alors je cherche encore mais j'avoue attendre aussi ce déclic qui me poussera à ouvrir réellement les portes de ma voie professionnelle..




Ce post je l'ai écrit pour ceux qui ont besoin de lire ce genre de témoignage car ils sont dans la même brume que moi. Ceux qui inconsciemment se mettent la pression de devoir trouver leur voie le plus rapidement possible. Pour ceux qui sont pluridisciplinaires et qui ne savent pas par quel bout commencer. Pour ceux qui ne se retrouvent pas dans ce qu'ils font mais qui ne baissent pas les bras.. Non, ce n'est pas inné de savoir ce pour quoi on est destiné. Ça s'apprend, ça se travaille, et si ça se trouve votre bonheur se trouvera ailleurs qu'au travail..

Je vous invite également à lire l'article de Clélia (ici) qui m'a donné envie d'en discuter avec vous et je finirais par cette phrase inspirante de Diane Von Furstenberg:



«Je ne savais pas ce que je voulais faire comme métier, mais j’ai toujours su quelle femme je voulais être.»

26 oct. 2017

Why so serious? (Halloween & son RDV beauté)


Je n'aurai jamais pensé proposer un tel article par ici et finalement c'est ce que j'aime dans la blogo: les surprises qui vous donne l'opportunité de vous surpasser et de proposer un tout autre contenu. Alors j'espère que l'article vous plaira autant que l'idée m'a séduite car je vous présente ma version du Rendez-vous beauté d'Octobre : Halloween et ses clowns terrifiants.



Les RDV Beauté
Les RDV Beauté, crée par Cécilia, est un défi mensuel et thématique ou des blogueuses beauté, ainsi que des invitées, proposent leur version maquillage du thème choisi pour l'occasion. C'est Delphine qui m'a proposé de faire partie des cinq invitées de ce mois-ci, et j'ai ma foi pas mal de choses à dire sur le thème choisi..



Le thème du mois
Halloween et Octobre sont indissociables autant que Stephen King l'est avec Pennywise, le clown le plus populaire de 1990 et de 2017. Je n'ai vu son adaptation que cette année et j'ai trouvé l'histoire terrifiante, Pennywise emblématique. Mais heureusement pour moi j'ai 28 ans, et la trouillarde que je suis n'a pas sourcillé une seule fois devant mon petit écran. Par contre j'ai toujours un certain malaise quand je vois ou m'imagine un clown, je les trouvais déjà horribles gamine et ça, ça n'a pas changé. Mais il y en a tout de même un que j'adore. Oui, vous m'avez bien lu, que j'adore ! C'est l'antonyme de Batman : le Joker.





Le Joker
Psychopathe doté d'une intelligence machiavélique, c'est un criminel hors-norme, fantaisiste et iconique de l'univers des comics. Sa déficience mentale et son maquillage clownesque font de lui le sociopathe le plus dangereux de Gotham City. Même s'il semble être un tactique inégalé il n'en reste pas moins dérangé et ses crimes sont le plus souvent le fruit de son manque total d'empathie et de ses sautes d'humeur. On surprend rarement le Joker car c'est lui qui vous surprend. Aimant jouer sur le mystère qu'exerce son identité il n'hésite pas à modifier l'histoire de sa difformité faciale en fonction de son interlocuteur. Ses cicatrises sont et resteront une énigme.






The killing joke
Et en tant que fan du Joker, je n'allais tout de même pas juste vous présenter le personnage sans passer par la case comics ! The Killing Joke est LE récit qu'il vous faut si vous aimez le personnage. D'abord  publié en 1988 il a été réédité dans une toute nouvelle colorisation (par Bolland) en 2014 et c'est ce petit bijou que je vous montre aujourd'hui. Si le passé du Joker vous fascine vous pouvez y aller les yeux fermés car c'est ce que vous propose le superbe scénariste Alan Moore. Je ne vous en dévoilerai pas plus mais je finirais par citer la quatrième de couverture du comics:


« Cette édition est une nouvelle occasion de découvrir un récit culte de la mythologie de Batman, dont la conclusion fait encore aujourd'hui l'objet de passionnantes interprétations. »



Vous aussi les clowns vous font trembler? Que pensez-vous du Joker?


Envie de plus de clowns?

Aurélie, A Bowl of Glitter
Cécilia, Autour de Cia
Claire, Ô Boudoir Parfumé
Delphine, Les Jolis Slims
Georgina, Georgina Edith
Harmony, Harmony Lu
Nastasia, Toute de Rose Poudrée
Caroline, Pichette & Paillette
Delphine, Le Placard de Delphine
Rachel, Les Bonheurs de Doudi
Roberta, Reglisse et Myrtilles
PATIENT 22046 - ASILE D'ARKHAM


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