22 nov. 2017

Chroniques de l'Université invisible - Maëlle Fierpied



Auteure : Maëlle Fierpied
Genre : Jeunesse / Fantastique
Paru en : Novembre 2010
Prix : 9€  
Éditeur : L'école des loisirs
Pages : 461


quatrième de couverture
"Imaginez.
La tête des gens est pour vous comme une chambre dans laquelle vous vous promenez naturellement, au milieu de pensées secrètes et d’ogres aux dents de cisaille. Vous vous appelez Mélusine. Vous écoutez dans les têtes.

La malchance vous poursuit depuis votre naissance.
Tout bascule sans cesse dans la poisse. D’ailleurs, vous venez d’être enlevée par un vampire. Votre prénom est Framboise. Vous savez déplacer les objets.

Vous n’avez pas de famille, plus de mémoire et pour terrain de jeu une gare où vous dérobez les portefeuilles. On vous appelle Décembre mais en fait votre vrai prénom est Tristan. Vous êtes télépathe.

Arrêtez d’imaginer. L’Université invisible vient de vous kidnapper. Cette organisation secrète s’intéresse à vos dons uniques, magiques, terribles. Pour les perfectionner, elle vous embarque sur une île mystérieuse. Désormais, votre présent et votre avenir sont ici. Car, bientôt, dans le monde d’En Bas, plus personne ne se souviendra de vous."

J'ai craqué sur la couverture, le titre mystérieux et la quatrième de couverture me promettant une épopée digne des X-men, qui ne l'aurait pas fait? Ce bijou de la littérature jeunesse est tout bonnement génial ! L'intrigue est intéressante, bien amenée et divisée en quatre livres. Cette découpe permet ainsi de mettre en lumière l'un des personnages principaux, un(e) jeune ado possédant un don surnaturel et amené(e) de force dans cette fameuse Université invisible.


En plein cœur d'une île introuvable l'Université donne réellement envie. Digne d'une des plus belles médersas (établissement d'enseignement musulmane) elle accueille de nombreux bâtiments dont une immense bibliothèque et une serre dépaysante. Le cadre est beau mais finalement on n'a pas le temps de s'y attarder et c'est bien dommage.. Les personnages sont eux, assez touchants et charismatiques. Ils réagissent comme n'importe quel ado le ferait ce qui en fait d'eux des personnages vraiment réalistes. J'ai vraiment adoré découvrir Tristan, Mélusine et Framboise. Il y a tout une histoire sur leur passé et l'apprentissage plus ou moins facile de leur pouvoir, ce qui m'a vraiment plu. Entre télépathie et télékinésie notre trio a donc de quoi vous transporter dans leur univers mais surtout dans une guerre vieille de plusieurs millénaires. Car ceux qui possèdent des dons paranormaux ne sont pas les seules êtres fantastiques présents dans ce roman..


On y découvre des vampires avec une mythologie revisitée de manière très intéressante.. et réaliste. Pour les technophiles vous aurez également votre lot de sucreries avec des objets high-tech en tout genre et une perspective du futur assez pragmatique. Nombreux des animaux ont disparus, la nourriture est fade et les livres ne sont que des objets obsolètes appartenant au passé. Science-fiction, fantastique, éthique et génétique: ce mélange m'a tout de suite transportée si bien que je l'ai lu très rapidement et avec beaucoup de plaisir. Malheureusement j'ai un regret concernant la fin bien trop brutale en comparaison du reste du livre. Du coup le charme s'est évaporé et me laisse une impression de précipitation.



extraits

La tête des gens c'est un peu comme une chambre. Il y en a des bien rangées, où chaque chose trouve sa place, d'autres confortables mais un peu en bazar. Certaines sont illuminées en permanence par un soleil éclatant, d'autres paraissent filandreuses comme une toile d'araignée. Quelques unes encore, les plus dangereuses, ne sont pas bien rangées du tout: les choses y flottent, comme si elles étaient immergées au fond d'un océan; les émotions croisent sans cohérence les souvenirs avant d'être brutalement emportées par le courant violent  qui y circule par à-coups. Les propriétaires de ces têtes-là sont vraiment effrayants.
livre un - page 20


Les livres, les vrais, de la maison sentaient toujours la poussière à force d’être figés sur leur étagère. Seule maman les feuilletait parfois avec amour, les reniflant comme s’ils étaient porteurs de fragrances inconnues. Sur mon écran, les livres n’avaient pas d’odeur, pas de texture, juste des mots.
livre un - page 62


Tu dois cesser d'abandonner des facettes de ta personnalité au risque de ne jamais être complet.
livre trois - page 185


- Pour qui tu te prends? Toi qui n'es même pas capable de sortir en plein jour sans te mettre à croustiller comme une biscotte. De quel droit tu me donnes des leçons? Espèce de vampire !
livre quatre - page 295



Et vous, une université aux airs de x-men ça vous tente?

Vos Notes

  1. J'avais dévoré ce livre à sa sortie. J'ai beaucoup aimé d'autres titres de l'auteur qui est pour moi devenue une valeur sûre :-)

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    Réponses
    1. bonjour Pauline, tu as un livre à me conseiller de cette autrice en particulier? Ça me tenterait beaucoup de lire sa plume une seconde fois !

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  2. Bon d'accord, j'ajoute à ma WL , #tafaute
    *-*

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